De l’amour, du désir, et de l’art de se mettre le doigt dans l’oeil.
Posted by Pamina on 17/05/2010
Sans vouloir faire ma ch… d’intello blogueuse, j’aime Tolstoï. Voilà, c’est dit et j’assume. Après tout, Obama n’a pas honte, lui non plus, de dire qu’il aime Shakespeare, tandis que nos pseudopolitiques se croient obligés, pour séduire le peuple, de faire semblant d’apprécier la dernière BD ou alors Marc Lévy. Je trouve qu’être Président et avoir du goût littéraire au pays du MacDo et de Newport Beach, ça nécessite un certain courage, une forme d’honnêteté politique. Mais je dérive, on n’est pas sur le blog du Bien commun, ici. Non, Lectrice, ici et maintenant, j’ai décidé de te parler d’amour. Et de Tolstoï. Le vrai, celui des bouquins, pas celui eau-de-rosé par Sophie Marceau dans son regrettable Anna Karénine. Suis-je la seule d’ailleurs à trouver que presque tout de Sophie Marceau est regrettable? Certes c’est une belle plante, mais je trouve qu’elle devrait s’en tenir à ce rôle. Solliciter celui d’un ficus, voire d’un hibiscus: décoratif -et muet. En photo, je la trouve parfaite.
J’en reviens à Tolstoï. Dans plusieurs de ses romans et en particulier La sonate à Kreutzer, le romancier russe énonce un triste constat: toute l’éducation d’une fille tend à faire d’elle un piège au mariage. On lui enseigne dès son plus jeune âge la séduction, qui lui permettra d’atteindre son but. Mais le mariage la dénature et la défigure, parce qu’après 5 à 6 grossesses (on est à la fin du XIXe), elle ne ressemble plus trop à l’objet convoité par le mâle amoureux, qui entre-temps est devenu son époux. Parfois, erreur ou accident, un grain de sable passionnel vient dévoyer l’un ou l’autre: le drame se noue, la mort souvent tragique le dénoue. En définitive, les relations hommes-femmes sont fondées sur une incompréhension de fond, qui rend le bonheur très hypothétique.
Vieillerie direz-vous, l’idéal de la matrone n’est plus de mise. Enfin, plus directement. Il s’agit d’être soi, d’être libre, désirée et aimée, donc heureuse. Trouver le bonheur, quoi. Le reste, ça attendra. Par conséquent, soyons douces (épilons-nous), le cheveu brillant (shampoing, après-shampoing, vitamines), le sourire rayonnant (dentifrice et bain de bouche), aisselles nettes (tous les deos), sans pertes urinaires (y compris dans nos strings), avec des périodes “happy” seulement, puisqu’étanches et délicatement parfumées, d’importantes défenses naturelles (contre les virus et bactéries only), un transit consistant et surtout pas de ballonnements. Pfiouuuuu sacré travail dites-moi, et tout cela c’est avant encore d’employer l’arsenal que nous méritons bien, crème, mascara, rouge à lèvres et à ongles, etc. et de nous orner, jolis perroquets que nous sommes, des atours les plus in, hypes, glamours ou chiquissimes –bref, tout ce que l’on nous présente comme incontournable.
Ainsi parées, en chasse! De quoi? Mais de mecs, voyons. Testons nos armes, testons notre art, rassurons au creux de nous cette petite voix peureuse qui pleurniche sa peur de rester seule, délaissée, manifestant l’évidence de n’être pas “aimable”. Tragique confusion! Pour être aimées, nous nous faisons désirables. Et nous sommes, usant de cet attirail de séduction, désirées –un temps au moins. Avant que l’oiseau volage ne guette un autre plumage, car le désir est instable, et s’éteint (au mieux, s’assoupit) aussitôt satisfait. D’où les 55.000 trucs que nous donnent les magazines féminins pour garder celui-ci éveillé. Le désir. Et le mec aussi, de préférence. D’ordinaire l’un et l’autre vont de pair, notez bien.
Du blog de fille au blog de Phi(lo), à présent. Ces vieux schnocks de Socrate et Platon nous le disaient déjà, voici à peu près 2500 ans: le bonheur n’est pas dans le désir, car un désir inassouvi est un manque, donc une souffrance, et le désir assouvi s’éteint, pour faire place à d’autres désirs. Plus concrètement, j’évoquerai le syndrome de la Saint-Nicolas: rappelez-vous LA barbie dont nous rêvions dans une attente quasi insupportable, celle qui allait nous faire oublier l’imperfection du monde et que nous n’étions pas Shirley Temple, Brigitte Fossey, Emma Watson; LA barbie qui marchait, dansait, avait les cheveux qui poussent, un poney, un cabriolet ou simplement Ken…; LA barbie que nous désirions et nous rendait sages (un temps), nous arrivait le 6 décembre. Elle désillusionnait nos rêves avant qu’arrive le Père Noël. Nous le savons donc d’expérience: la barbie ne fait pas le bonheur. C’est d’ailleurs le constat que dresse le mec qui part, laissant un lit défait et la poupée défraîchie avec laquelle il n’a fait que jouer.
Le désir est un moyen, pas un but. Notre attirail de fille et femme irrésistible n’est donc qu’un instrument au service d’un moyen. Au-delà, ce que nous cherchons, c’est le bonheur. Confondre le but et le moyen, c’est se fourrer le doigt dans l’oeil. Ce qui le fait souvent couler, et avec lui le mascara.
Pamina said,
Auto-comment: non, ce billet n’est pas pessimiste, oui, je vais bien, non mon lit n’est pas défait… je voulais juste évoquer les fausses-pistes de l’amour, avant d’aborder le thème (ravageur) de la passion. En clair: c’est une femme heureuse qui écrit, mais consciente du fait que le bonheur, ça prend un bon itinéraire, et le temps de flâner.
Marie said,
Je viens juste de relire mon journal intime de mes 20-21 ans. Justement pour un peu débroussailler cette histoire de désir et d’amour…
Ce qui se cache derrière ce besoin de plaire à tout prix et… en faire un billet.
On est en phase, là, vraiment…
Le désir est un moyen, pas un but… Ne pas confondre…
Merci, m’dame, merci…
(et merci à Tolstoï, même s’il me tombe souvent des mains
)
Pamina said,
il te tombe des mains quand les paupières se ferment? OOOOOOOOh! -c’est vrai que ce pourrait être intéressant de débroussailler à plusieurs ;0)
Hughes Capet said,
A mon tour de faire un aveu. Je suis beaucoup plus Dostoïevski que Tostoï. Petit-fils de cheminot,j’ai toujours trouvé que les trains servaient à autre chose qu’à se jeter dessous. Et j’ai tendance à préférer les tourbillons de montagne au cours majestueux, lent, majestueux, lent, majestueux,lent de la Volga ou du Don paisible (pardon à Cholokhov).
Plus sérieusement, j’ai lu la Sonate à Creutzer pendant mes jeunes années et j’ai trouvé ce texte déprimant et d’une mysoginie crasse.
Nous parlons donc de l’amour, du désir et de ce qui rend désirable.
Je suis un homme (tragique révélation, iterum) donc un être de désirs. Je ne puis ex-ister, me tenir en dehors de moi, que parce que le désir me pousse à aller voir, àprendre, à goûter, à tester. Un enfançon sans désir ne grandira jamais, ne passera jamais de la têtée au biberon, puis à la panade, puis un jour, s’il a de la chance à la Maserati. C’est ainsi.
Je suis aussi un mâle, donc j’ai des désirs de mâle. Celui d’aller voir là où c’est interdit : au-delà de l’horizon (si on voyait jusqu’en Amérique, Christophe Colomb serait resté dans l’anonymat), au fond d’un microscope ou…sous les jupes des filles. Si c’est interdit, c’est forcément très très intéresant.
Mais le désir reste un désir tourné vers moi, vers la satisfaction de mon plaisir (àh, vice-roi et commandeur des terres océanes, ou énumerer mille e tre)ou la satisfaction de mes manques.
Autre chose est l’amour. L’amour c’est bien sûr le désir de l’autre mais aussi celui de faire son bonheur à elle (oui, je suis hétéro, troisième révélation, jour d’apocalypse, n’est-il pas ? ). Si je tombe amoureux, j’ai envie d’être fort pour elle, de la protéger, de construire pour elle un endroit où elle pourra être heureuse, se sentir protégée. Jene veux pas régenter sa vie mais je veux qu’à chaque instant, elle sache qu’il y a quelqu’un qui est là et sur qui elle puisse compter.
Alors il y a le coup de foudre, et la passion, et puis le temps qui polit les choses et les rend durables, la tendresse qui s’installe aussi, quand le corps exulte moins. Mais tout cela est inclus au début de la rencontre amoureuse, comme la plante entière est lovée dans la graine.
Quant au rapport que vous,Mesdames, avez avec votre corps par rapport à celui que nous avons avec le nôtre, c’est un sujet trop vaste pour l’aborder ici.
merci de votre patience et pardonnez l’intrusion.
Sam M. said,
On jurerait du Comte-Spongieux…
Spinoza écrivait en substance que nous ne désirons pas les choses (ou les personnes) parce que nous les jugeons bonne. Au contraire, nous les jugeons bonnes parce que nous les désirons.
Mateusz said,
Une précision, sans vouloir en faire une généralité – notre société étant majoritairement patriarcale – mais il arrive aussi que « la fille parte, laissant un lit défait et Ken – la poupée défraîchie – avec lequel elle n’a fait que jouer ».
Sinon, je suis partant pour faire partie d’une mouvement de libération de la femme du joug de la société consumériste…
Baci
Pamina said,
Bien vrai, ça, y’a des poupées qui veulent juste un Ken et un cabrio et puis qui partent avec le second…
Hughes Capet said,
Mais comme il est malaisé d’exprimer nos désirs de mâle dans la vie de tous les jours. Non seulement nous sommes passés de mode, mais en plus onnous a changé le contexte sans nous avertir.
Récapitulons. Nous sommes partis d’une situation où le rôle de chquas sexe était clairement défini. A l’homme l’extérieur, le travail, les revenus, la politique,les études, à la femme le foyer,le ménage, l’éducation des enfants, le dévouement. Lui actif, elle passive, il prend, elle se donne. (oui je caricature, mais bon, on disait que c’est une épure). Pendant que Monsieur roupillait sur ses acquis, fort de siècles d’auto-satisfaction, voici que Madame,petit à petit s’émancipe. Elle conquiert le droit aux études, au vote, au travail rémunéré équitablement (oui,je sais,il y a encore du taf dans ce domaine-là), à l’éligibilité, et au contrôle de son corps (c’estpeut-être là, la plus grande des révolutions). Bref, Madame a quitté son statut de dhimmi dans une société machiste pour un état de partenaire à 50% dans une société bisexuée.
Oui mais nous, nous restons des mâles, comme du temps d’Hughes Capetix le druide et Hughes Capetogroumpf de la tribu des Gro-Mignons.
Imaginons par extraordinaire, Madame, Mademoiselle,que nous dialoguions sur le net,que tout d’un coup je vous invite à « sortir de l’écran » , et que sur un coup de tête vous acceptiez. Vous voilà avec votre bagage intellectuel, votre position sociale, votre activité professionnelle en route pour boire un verre avec le groumpf en question. Pour lui, – c’est-à-dire pour moi ,vous me suivez-,une fois que vous avez accepté l’invitation, vous devenez la chose la plus précieuse au monde. Vous vous êtes confiée à lui, le temps de la rencontre, donc il fera tout pour que celle-ci se déroule au mieux. Il vous tiendra la porte, choisira le vine, insistera pour payer l’addition, proposera de vous raccompagner. Pourquoi ? pas pour vous nier comme étant socialement, intellectuellement ou humainemen son égale. Ni pour vous faire sentir sa supériorité de mâle dominant. Encore moins pour user du chantage, (je te sors au resto et TU es le dessert que je croque sur le siège arrière de la voiture). Non, tout simplement parce que son désir de protection (voir plus haut)lui commande de vous ramener à bon port quelques soient les circonstances et les aléas de la rencontre. Imaginions que vous soyez agressée sur le chemin du retour? ou tout bêtement que vous creviez un pneu ? Groumph se sentira coupable car sans lui, vous n’auriez pas été là.
(bon, si après vous avoir raccompagnée, vous lui proposez un café et plus si affinités, il m’étonnerait qu’il refuse, mais ce serait dommage de prendre pour intéressé ce qui n’est que de la galanterie).
Vous voyez, c’est pas compliqué un homme, c’est juste un peu archaïque par moments.
Pamina said,
Oui, mais avouons que cet exemplaire là du mâle devient très, très peu courant, même si personnellement j’ai fait l’acquisition d’un modèle similaire ;0). D’où, souvent, notre étonnement suspicieux, nos craintes, nos réticences. je crois que tout ça passe avec l’âge: votre galanterie, alors, Messieurs, est une gâterie… mais il faut en profiter avant d’être gâteuse!
Hughes Capet said,
je ne pense pas, le modèle est passé de mode et a mal résisté aux assauts de la Weltanschauung moderne. Mais il est toujours là.
Marie said,
Je cosigne ce que dit Pamina. Sauf que je ne cosigne pas le fait qu’elle dise que cela passe avec l’âge, au contraire, de mon expérience, ces peurs et réticences empirent, je ne parviens plus à voir la galanterie derrière tout acte masculin un peu agréable, mais le « but à atteindre du mâle dominant », si. A ce niveau, je regrette mes 20 ans si naïfs et plus « romantiques », moins confrontés aux mochetés de la vie, dirons-nous
Quand au Ken et à la cabrio, certes. Les femmes ont adapté leur comportement en le calquant sur celui des hommes. Ne plus prendre que le tangible et « utiliser » l’autre pour le plaisir qu’il peut donner et basta…
Mais en fait, plus j’y réfléchis, plus j’en parle autour de moi, plus je me penche sur le sujet, plus je me rends compte que c’est une énorme façade pour ne plus être blessées, en fait…
Mais ça, de nombreux hommes ne l’ont pas décodé
Pamina said,
moi, je suis une inconditionnelle en tous les cas :0) donc je garde mon modèle vintage ;0)
Marie said,
Moi, je ne crois vraiment plus en ce modèle-là… Du moins,pas dans les gens de mon âge (ou pas avec moi, c’est possible aussi, notez
).
Pamina said,
Bon, les filles, je ne veux pas plaider une cause qui peut-être vous fragilisera face aux jeunes loups aux dents longues, qui ont des idées derrière la tête, mais je peux confirmer que le modèle existe encore sur le marché. Il est rare, donc a de la valeur. Evidemment, la première qui pose sa main sur mon modèle à moi, je la démonte. Allez prospecter ailleurs…
Hughes Capet said,
Le problème est : comment fais-je pour prouver ma bonne foi ? et ca,j’ai pas encore trouvé.
Marie said,
Ai jamais visé le monsieur d’une autre, pour ma part !!!
Chasse gardée. Tout mec casé devient assexué à mes yeux
(c’est pas le cas pour toutes les femmes, je sais…)
Marie said,
Effectivement, comment faire pour prouver sa bonne fois, ça, c’est la bonne question !
Heu… Ne pas se répandre en vaines paroles et promesses mais agir en fonction ?
« Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour » dixit Pierre Reverdy.
Ce n’est pas faux, en fait. En fait, il faut surtout être cohérent, je pense. Entre ce qu’on dit et ce qu’on fait. La confiance naîtra de là, à mon sens…
Pamina said,
@Hughes: ne pas vouloir prouver: laisser le temps d’éprouver…
Pamina said,
Un jour, je vous expliquerai comment j’ai failli gâcher l’amour de ma vie parce qu’un homme m’a dit qu’il rêvait que je pose ma tête sur son épaule. je l’ai pris pour un satyre lollllll. ça m’est passé depuis ;0)
Hughes Capet said,
c’est là qu’on retombe sur les problèmes de communication, des gestes et des mots que nous et vous interprétons différemment.
pfft, je finirai par mourir incompris, ca me fera un point commun avec Galilée
Marie said,
Les interprétations différentes : ai eu une énorme discussion avec un ami à ce sujet. Il m’a montré comment il décodait mes paroles, mes gestes, mes regards et mes écrits (sur mon blog aussi) et je suis tombée des nues de tout ce qu’il mettait derrière…
Certes, les problèmes de communication, de gestes et de mots, là, je plussoie, ça reste un grand soucis hommes/femmes :-/
Marie said,
@hugues mais c’est pas pour cela qu’il faut abandonner la bataille, hé ! C’est un beau défi que de se comprendre, au final, non ? On s’ennuierait sans ce défi-là, moi, je dis !
Pamina said,
… comme femme/femme, d’ailleurs.
Hughes Capet said,
je connais ce rêve de tête et d’épaule pour l’avoir fait aussi au temps de ma jeunesse folle. Vous n’avez pas idée comme ce simple frôlement de votre joue sur notre ceinture scapulaire nous rend immensément fiers de nous et nous donne une force incommensurable.
Que votre main se pose dans la nôtre, frêle comme un rossignol sous la pluie et nous défierons les dieux. Rien que pour vos yeux.
Marie said,
Oui, mais juste pendant le frôlement de la main ou de l’épaule ou… toute une vie ?
Hughes Capet said,
tant que passe le courant entre les deux peaux. Et cela ca dépend de mille et une choses. De l’électricité de l’air, de l’ambiance, du senti et du ressenti.Pas du temps. Le temps n’a pas prise sur la femme qu’on aime. Il peut s’en prendre à vos traits et à votre silhouette mais il ne vous rendra pas moins désirable pour autant. Vous avez des rides ? La belle affaire. C’est la preuve que vous avez beaucoup aimé. Qui serais-je pour me plaindre du bonheur que l’on me donne.
Ce qui tue, par contre, c’est quand les routes se séparent, quand le partage se fait rare, quand on est soulagé de partir travailler et un peu inquiet quand l’heure du retour sonne.
Puis, un jour on se réveille, on regarde l’inconnue qu’elle est devenue et qui dort à côté de vous. On se demande quels sont ses rêves et on est assuré de ne plus en faire partie. A ce moment, on s’aperçoit que l’on n’a plus rien à se dire et qu’il vaut mieux rompre là. En espérant limiter les dégats collatéraux.
J’entrouvre mon armure, là, ce n’est pas si fréquent.
Marie said,
Je suis effectivement convaincue que ce n’est pas le physique, ni le jeunisme qui retiennent un homme. Et que, au contraire, une femme avec laquelle on a vécu bien des joies, des peines, des combats, des plaisirs peut rester éminemment désirable dans les yeux de l’homme qui l’aime…
Mais certains combats usent… Certaines blessures ne cicatrisent pas, ou mal. Et les chemins s’écartent.
La femme aussi peut se réveiller un matin en se disant qu’elle ne fait plus partie des rêves de l’homme qui est à ses côtés, qu’il rêve d’ailleurs…
A ce niveau-là, hommes comme femmes, on est tous dans le même bateau, non ?
Hughes Capet said,
bien entendu, Marie. Je parlais simplement de mon expérience.
Marie said,
Et mon expérience à moi lui fait écho à sa manière
Bruce said,
tant que passe le courant entre les deux peaux. Et cela ca dépend de mille et une choses. De l’électricité de l’air, de l’ambiance, du senti et du ressenti.Pas du temps. Le temps n’a pas prise sur la femme qu’on aime. Il peut s’en prendre à vos traits et à votre silhouette mais il ne vous rendra pas moins désirable pour autant. Vous avez des rides ? La belle affaire. C’est la preuve que vous avez beaucoup aimé. Qui serais-je pour me plaindre du bonheur que l’on me donne.
Ce qui tue, par contre, c’est quand les routes se séparent, quand le partage se fait rare, quand on est soulagé de partir travailler et un peu inquiet quand l’heure du retour sonne.
Puis, un jour on se réveille, on regarde l’inconnue qu’elle est devenue et qui dort à côté de vous. On se demande quels sont ses rêves et on est assuré de ne plus en faire partie. A ce moment, on s’aperçoit que l’on n’a plus rien à se dire et qu’il vaut mieux rompre là. En espérant limiter les dégats collatéraux.
J’entrouvre mon armure, là, ce n’est pas si fréquent.
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