Saturday, January 28, 2012

title pic La douleur du Bonheur

Posted by Pamina on 30/06/2011

J’ai aimé le billet de « La fille de 1973 », qui ce matin parlait du bonheur. Son ton résolument optimiste, un côté primesautier et la volonté positive qui parcourt chacune de ses lignes donnent envie de la suivre dans cette croisade anti-morosité. Ou d’y mettre un bémol. Un dièse. Un contrepoint ou un contre-chant. Peu importe, au fond : c’est l’occasion pour moi, Marie, d’écrire sur la douleur du bonheur.

Ça, c’est moi. Et à côté de moi l’homme que j’aime. Nous sommes heureux. Un bonheur qui s’est construit dans une relation improbable, de celles qu’on décrit en poèmes, en romans, ou que nous racontent les films. Une histoire comme une aventure, dont on ne voit que le final : ses yeux, les miens, nos mains souvent enlacées, une icône de couple capable de témoigner de la force de l’amour et de sa réalité.

À côté de la contemplation béate, des yeux embués, des exclamations tellement entendues (votre histoire est un vrai roman), je suis frappée parfois des réflexions qui s’échappent , quasi comme un reproche : « Mais enfin pourquoi toi ? » (c’est vrai, je l’avoue, souvent moi aussi je me suis posé la question –et l’homme de ma vie, aussi) ; ou encore, quelques semaines avant notre mariage « mais enfin c’est moi qui devrais être à ta place » (sic) ; ou, le pire, de la part d’un parent  : « tu as bien de la chance, moi je n’ai personne ».

S’il fallait me faire ressentir que l’Amour est une grâce, un présent immérité, merci –j’en suis convaincue. Je suis reconnaissante –mais je ne me sens pas « coupable ». Car le bonheur quant à lui n’est jamais donné. Ce n’est pas un cadeau, c’est un travail : lent, obstiné, qui écarte des chemins inextricablement embroussaillés les cailloux et les ronces. À mains nues -et elles sont souvent ensanglantées. Cela, personne ne veut le savoir ; personne ne veut l’éprouver. Bien peu acceptent le grand saut, celui de la souffrance assumée : contempler la nuit sans étoiles, se noyer dans le puits sans fond, déchirer son passé, jouer son avenir, marcher les yeux fermés dessus le précipice, recommencer à zéro avec juste quelques billes de verre…

Le bonheur est un acte perpétuel de foi, et de volonté. Il dure, tant que durent celles-ci. Je suis heureuse au quotidien : cela veut dire que je travaille fort, et tous les jours, avec obstination. Je n’attends pas « LE » Bonheur comme un présent, mais je reconnais chaque instant de bonheur comme un invité inattendu et l’accueille avec gratitude. J’ouvre la porte, la fenêtre approche un fauteuil, un guéridon, je sers du chocolat et du café. Ou du fromage et de la bière d’abbaye. S’il ne vient pas, je vais le chercher. Je le quête partout. Au jardin, dans un livre, dans la foule ou le souffle du vent, un moment de solitude ou un instant partagé. Je suis tenace. Je suis pugnace. Je connais des défaites, aussi. Comme tout un chacun. Comme Toi. Comme Nous. Comme Vous.

Rassurez-vous, sous mon Bonheur aussi il y a de la douleur ; ne me lancez pas la vôtre à la figure, car je n’y puis rien. Je ne veux pas être un reproche, une écharde, une insulte à ce que vous faites de votre vie. Je suis juste un chemin, une voie, que peut-être vous avez refusé d’emprunter, par crainte de l’inconnu ou par peur de la douleur, précisément. Et je vais vous dire un secret : elle était bien là, sur la route. Je l’ai apprivoisée. Parfois encore je lui tiens la main, et je retiens son pas pressé de dépasser celui, régulier et lent, de mon Bonheur. Un jour elle m’échappera. Peut-être, sans doute cela vous rassure-t-il, peut-être, sans doute cela vous donnera-t-il raison.

En attendant, aux audacieux qui surmonteront leur crainte de l’inconnu, celle des ronciers, des épines, des cailloux, celle de toutes les intempéries je chuchoterai tout bas : cela vaut la peine, oui… cela vaut la Peine.

title pic De l’art de stériliser les biberons #oupas

Posted by Pamina on 25/04/2011

(Petit billet dédicacé à Thierry Do Espirito, dont la chasse aux œufs m’a bien fait rire, et à Philippe-Paul Lambert qui me lance de twitteriens défis)

Je suis la fille d’une mère parfaite : du genre à vous nettoyer le nombril matin et soir avec un bâtonnet pour les oreilles ; à chasser le moindre soupçon de morve infantile avec un aspirateur nasal ; à peser les grammes d’épinards pour le « repas-légumes-du-jardin-plantés-et-récoltés-par-moi-même »; etc. Pour faire bref, ajoutez dix-huit paragraphes de Perfections Indicibles, une capacité de jugement sans appel vis-à-vis de toutes celles qui y dérogent, et vous aurez une idée de LA mère, -la mienne. À bien y réfléchir, on se demande d’ailleurs pourquoi Dieu choisit de s’incarner en Marie plutôt qu’en Paulette. Mais soit. Ce devait être une question de timing.

Vous avouerez que, 25 ans plus tard, choisir de procréer à mon tour était une entreprise à haut risque, totalement à même de me ramener à la conscience de mon indignité. Formée impérativement à la chasse au microbe, au virus et à la bactérie, dressée au maniement des produits désinfectants, entraînée aux lessives à 90° et à la pratique d’une hygiène IR-R-E-PRO-CHA-BLE, je connus néanmoins le Doute, la crise de Foi et la tentation d’une rébellion luciférienne lorsque ma fille atteignit ses 10 mois.

Dix mois, c’est jeune, il est vrai, le Mal sous forme du Sale peut encore faucher une tendre vie… À en croire la Pythie maternelle, ne plus stériliser les biberons à cet âge, c’est criminel, même si vous vous justifiez du fait votre exploratrice précoce a tout appris des techniques de para-commando et rampe désormais sans complexe sur le couvre-lit comme sur le paillasson. Avec une prédilection marquée pour le second, d’ailleurs.

Ce qui m’a encouragée à m’émanciper des principes, règles et autres «devoirs d’état », c’est la fugue qui eut lieu peu après. J’écoutais Bach (ceci explique peut-être cela), quand je m’aperçus que la para-commando en couches avait DISPARU. Pire : elle avait disparu EN SILENCE, alors qu’elle était une habituée du tintouin à la petite cuillère et du cri perçant. Silence=danger, toutes les mères le savent d’instinct : même les plus dénaturées, de celles par exemple qui envisagent de ne plus stériliser les biberons.

Le cœur battant, ne battant pas, battant, ne battant pas (le tout sur un rythme soutenu) tenaillée par la crainte et la culpabilité, j’explorais les recoins de la maison en quête d’un bébé mort accidentellement faute de soins maternels. J’ignorais encore si c’était par chute, traumatisme, empoisonnement, électrocution, noyade… noyade, tiens… salle de bain ? Non.

Toilettes ?

Toilettes ! Eh oui. C’est dans les « lieux d’aisance » que j’ai trouvé ma fille assise, rose, gazouillante et manifestement ravie. Son sourire dégoulinait de bonheur et d’une ou l’autre chose que je préférai ne pas identifier. Elle allait bien. Couronnée d’un lambeau de papier toilette humide, elle brandissait comme un sceptre la brosse de cabinet.

J’ai retrouvé deux poils de celle-ci dans sa bouche gourmande.

title pic Vangheluwe et l’inconscient ordinaire

Posted by Pamina on 15/04/2011

L’interview donnée hier par l’évêque Vangheluwe à une chaîne de télévision privée suscite une vive réaction chez les éditorialistes flamands comme francophones. À juste titre : le personnage, pontifiant, recadre et minimise les accusations contre lui portées. Elles n’ont, dans son esprit, aucun apparentement avec le viol ou la pédophilie. Ses errements, qui n’ont entraîné de sa part ni dévoilement de sa propre nudité ni exhibition de son sexe, a fortiori, pas de pénétration,  relèvent selon lui de « moments d’intimité ». Voici donc une relation -de surcroît incestueuse- ramenée au rang d’un banal touche-pipi, ou peu s’en faut.

J’écoute le chœur des offensés s’élever contre l’Indigne. Je partage, du plus profond de moi même, de mon cœur et de ma chair, leur colère et leur dégoût. Mais qu’on ne se méprenne pas ! La réaction de Vangheluwe n’est pas emblématique d’un homme d’Église pédophile : elle est typique d’un pédophile. À se focaliser sur le personnage, son titre et sa « dignité » (sic) épiscopale, on passe à côté de l’essentiel, qui permettrait de mieux lutter contre cet intolérable (et oserais-je le dire, ce quotidien) qui se perpétue, ce déni, cette inconscience ordinaire qui n’est autre qu’une banalisation du mal.

Comment ? En rappelant précisément, haut et fort, y compris face aux familles –je dirais, SURTOUT face aux familles, que les dérives commencent bien en deçà de ce qu’on qualifie usuellement de viol. Tous les pédophiles, mais aussi tous les incestueux se dédouanent en effet de leurs actes en affirmant qu’il n’y a eu « que » contacts, attouchements, éventuellement masturbation, jamais pénétration : donc pas, selon eux ni selon la définition juridique belge, de viol. De surcroît, s’il n’y a pas eu de résistance manifeste, ils récusent le terme d’ »agression sexuelle », qui qualifie justement pourtant la violence psychologique usée pour obtenir, sinon un consentement, la passivité et le silence face à leurs agissements.

Que l’arbre Vangheluwe ne cache pas la forêt. Si ses propos révulsent, paraissent intolérables au travers de la médiatisation exceptionnelle dont il fait l’objet, il faut par ailleurs, ici et maintenant, cesser de minimiser ce que le milieu familial tend à considérer, à l’instar de l’évêque de Bruges comme des « dérapages » ; il faut cesser la tolérance  hypocrite d’un milieu social trop souvent porté à couvrir d’un voile pudique ce qu’il sait, et qui n’est pas « si grave, peut-être, que cela ».

Au travers de l’émotion intime que suscite chez moi cette affaire, au-delà du chagrin, de la colère et de la rage qui parfois remontent comme du vomi, je ne trouve pourtant d’autres mots à redire que ceux que j’avais publiés en septembre dernier, en rapport avec la Commission Adriaenssen

Les victimes de pédophilie sont parmi nous. Leur histoire n’est pas secrète, elle est taboue. Toutes les gesticulations médiatiques et politiques ne changeront rien à cette vérité dérangeante: si elles se taisent, souvent, c’est qu’elles ont, au moins une fois, essayé de parler, et qu’elles ont pour la plupart rencontré un silence gêné, embarrassé ou incrédule.  Le battage à l’encontre de l’Église qui a caché ces faits ne doit pas faire oublier le silence des mères complices, des voisins compréhensifs, des connaissances complaisantes; et ceci que l’auteur des faits soit du clergé, ou le plus souvent de la famille.

Bas les masques!

title pic Sous les jupes des filles

Posted by Pamina on 24/11/2010

Dans la foule des “journées” “pour” “contre” et “en faveur de” qui se pressent à l’année courante, celle de ce jeudi peut sembler banale, futile, voire totalement déplacée. La journée de la jupe… et pourquoi pas celle du collant, du chemisier ou du chapeau tant qu’on y est?

L’idée pourtant ne nous est pas vendue par un marketteux en mal d’invention. C’est Sihem HABCHI, présidente de l’association “ni putes, ni soumises” qui la promeut sur la page Facebook dont je relaie un extrait ici :

Lorsque je suis en jupe, je remarque, oui, que les hommes me regardent. Lorsque je suis en jupe, je me sens femme, oui, aussi dans mon propre regard. Lorsque mes sœurs, à Vitry ou ailleurs, tentent d’en faire de même, elles se font traiter de putes. Elles bravent l’interdit en arborant trop de liberté et de féminité. C’est de là qu’est venue l’idée de se servir des jupes comme un symbole de notre mouvement. Le 25 novembre donc, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, j’appelle toutes les Françaises (Belges, Suisses, Québécoises) à porter une jupe, qu’elle soit crayon, porte feuille, mini, bouffante, plissée…comme un acte de soutien à toutes celles qui subissent le fait d’être née femme.

A l’heure où l’on nous vante les accommodement raisonnables, la « liberté » de porter le voile à l’école dès la troisième humanité, et où l’on nous prépare une loi qui dans les faits, sera prescriptive tant la pression communautaire est intense dans certaines écoles, je trouve que cette initiative de terrain a trouvé bien peu de relais parmi nos politiques.

J’aurais aimé que les chantres de la liberté sous toutes les coutures, les pourfendeurs de soutanes et de goupillon montrent  face aux imams rétrogrades (il y en a) le même allant, la même fougue, la même conviction pour défendre ces libertés tellement élémentaires qu’elles nous paraissent futiles. Alors Laurette, Joëlle, Karine, nous montrerez-vous vos gambettes, ce jeudi ?

Il n’est pas de petits combats, même pour ou par des bouts de chiffons. Lectrices de passage je vous invite donc à être femme, à être fille, et pourquoi pas d’avoir le gout, d’avoir l’envie d’être tout simplement libre et jolie… Vive la journée de la jupe!

Sihem Habchi en video:

http://www.wat.tv/video/sihem-habchi-feminisme-est-37fn5_2exyh_.html

et pour la séduction en musique

title pic Le Cappucino de Pamina

Posted by Pamina on 05/07/2010

Dans un monde qui se laïcise, où le sens du mot sacré se perd, où celui même de valeur connote la droite la plus extrême et ringarde, je tiens encore à élever la voix : il reste le Cappucino.

Le Cappucino, c’est bon comme un matin auprès de l’homme aimé, d’ailleurs c’est aussi doux et fort. Alors, un Cappucino partagé… mhhhh

Le Cappucino, cela parle en effluve, cela dit couette, oreiller de plume, parfois croissant à la marmelade d’orange. Son odeur vous enlace, jamais ne vous étreint. Vous savez, comme ces bras où l’on niche, et qui sont le cœur, le sens et la justification du monde… Le Cappucino, caché sous un nuage de lait, le Cappucino c’est un délice céleste.

Ce matin, je l’ai pris au jardin, les pieds dans la rosée, mêlant son parfum doux-amer à celui des roses anglaises. Je prends un grand respir, me roule dans un rayon de soleil et un silence troublé de pépiements obstinés.

Je redécouvre les mots luxe, calme, et volupté. Et dans la foulée, celui de gratitude.

Le bonheur est léger, subtil et se touche du doigt.

Le Cappucino est dans le Pré…

title pic « Quelle femme politique êtes-vous »?

Posted by Pamina on 16/06/2010

Oui, c’est vrai, je délaisse un peu Le blog de Pamina. Pas chic, d’autant que l’interview parue dans Gaël de ce mois, et consacrée essentiellement au blog du Bien commun (mon premier bébé), faisait gentiment place à un lien vers ces pages. Je m’étais promis d’ailleurs de raconter la rencontre des blogueuses, photos à l’appui… ça doit figurer en 28e place, entre-temps, sur la liste cumulative des “to do”. ça ne fait rien, les vacances approchent, on s’y mettra bientôt. Comment, ça, il y a 42 “to do”, aussi, sur la liste des vacances? Va falloir réapprendre l’étymologie (science de l’origine des mots) de Farniente.

(Lire la suite…)

title pic Pamina chez le coiffeur

Posted by Pamina on 28/05/2010

Dans la lignée des Martine (qui connaissent, elles, une nouvelle jeunesse) et avant la publication de Pamina à la grande école, Pamina met les voiles , Pamina fonde un parti politique, aujourd’hui, billet spécial: Pamina chez le coiffeur. Laquelle est une coiffeuse. Elle s’appelle Anne. Anne, c’est ma copine. Faut dire pourtant que nos relations déjà anciennes ont commencé en fanfare. Je vous explique.

(Lire la suite…)

title pic La passion et le pique-nique

Posted by Pamina on 24/05/2010

J’ai évoqué il y a peu le désir et l’art qu’on inculque aux femmes : celui d’être désirable. J’en ai parlé comme d’un jeu (celui de créer chez l’autre une envie, un besoin, un manque), mais aussi comme quelque chose d’essentiel : ce désir que l’on a de moi me donne en fait une raison d’exister. Changeons de perspective.

Nous aussi parfois nous désirons, nous éprouvons le besoin et le manque. Et tellement fort parfois que c’en devient douloureux. À hurler. Souffrir en grec se dit PatheinPati en latin, qui donnera le verbe Pâtir (souffrir de) et, surtout, le mot Passion. De Tristan et Iseult à Romeo et Juliette, toute notre littérature occidentale vante la passion comme idéal de l’amour. C’est un mensonge, c’est une folie. La passion touche à la souffrance et à la mort. Ce n’est que dépassée qu’elle peut se convertir en amour. Et c’est un long chemin, et c’est un dur travail.

(Lire la suite…)

title pic Le désir et le taureau.

Posted by Pamina on 20/05/2010

En rédigeant le billet précédent, j’étais loin de me douter des réactions –masculines et féminines- qu’il susciterait par mail, en com’ ou encore sur Twitter. Je note d’ailleurs avec intérêt que taguer un blog comme « girls only » semble être la meilleure façon d’amener les petits curieux (masculins) sur un site « de filles ». Je réfléchis d’ailleurs sérieusement à taguer Le Bien commun en « mecs only », histoire de voir les femmes transgresser l’interdit, et commenter elles aussi des pages où elles se montrent par ailleurs bien réservées. Revenons au billet précédent. J’ai donc parlé du désir et de l’amour, et souligné ce paradoxe de l’« éducation » des filles qui fait que, alors que nous voulons être aimées, on nous enseigne d’abord à être désirables.

En fait, tout se joue comme si le désir était la base et le fondement de l’amour. Et bien, voyez-vous, je n’en suis pas si sûre. Je pense qu’il en est l’amorce : pas même le prélude, pas même l’introduction. D’ailleurs en regardant ces créatures de rêve publitélévisées, qui à coup de Martini, de Magnum, de Dolce Gabbana, de Baccardi jettent en transe des gars beaux comme des dieux (ou pire, celui qui est vautré à côté de vous dans le fauteuil), à vrai dire je ne donne pas cher de leur surlendemain. La nuit et la matinée ne devraient pas poser problème, mais après ? Soyons généreuses, laissons leur aussi la semaine, le week-end et voire même l’été. À leur automne, y aura-t-il à leur côté, quelqu’un ? Et au nôtre ?

(Lire la suite…)

title pic De l’amour, du désir, et de l’art de se mettre le doigt dans l’oeil.

Posted by Pamina on 17/05/2010

Sans vouloir faire ma ch… d’intello blogueuse, j’aime Tolstoï. Voilà, c’est dit et j’assume. Après tout, Obama n’a pas honte, lui non plus, de dire qu’il aime Shakespeare, tandis que nos pseudopolitiques se croient obligés, pour séduire le peuple, de faire semblant d’apprécier la dernière BD ou alors Marc Lévy. Je trouve qu’être Président et avoir du  goût littéraire au pays du MacDo et de Newport Beach, ça nécessite un certain courage, une forme d’honnêteté politique. Mais je dérive, on n’est pas sur le blog du Bien commun, ici. Non, Lectrice, ici et maintenant, j’ai décidé de te parler d’amour. Et de Tolstoï. Le vrai, celui des bouquins, pas celui eau-de-rosé par Sophie Marceau dans son regrettable Anna Karénine. Suis-je la seule d’ailleurs à trouver que presque tout de Sophie Marceau est regrettable? Certes c’est une belle plante, mais je trouve qu’elle devrait s’en tenir à ce rôle. Solliciter celui d’un ficus, voire d’un hibiscus: décoratif -et muet. En photo, je la trouve parfaite.

(Lire la suite…)